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02.12.2007

Une histoire dans l'histoire

Masochisme ou libération, psychanalyse ou égocentrisme, chacun se plaît à débattre comme bon lui semble sur l’intérêt ou le besoin d’écrire. Je n’ai pas d’avis sur cela, tant j’aime à croire qu’il n’y a pas de vérité établie.

Je peine à me sentir concernée par ce débat. Je n’y trouve pas ma place. J’écris parce que ça me détend, comme d’autres jouent de la musique, peignent ou pratiquent un sport. S’échapper dans un monde imaginaire, revêtir l’espace d’un roman la peau d’un ou d’une autre, ressentir les émotions, et les partager comme on partage un repas, une amitié, une anecdote de vie.
Parfois, le jeu peut se retourner contre vous. La Piqûre n’est pas un bon exemple, car d’une part il s’agissait de mon premier long texte et d’autre part d’une sorte d’extrapolation d’événements succincts (bête à dire, pour un polar, hein ?). En bref, un mélange de rêves et de cauchemars (oui, j’ai des nuits agitées, et heureusement, je ne raconte pas tout !), et puis, je n’avais pas prévu la publication (espérer n'est pas prévoir, non ?). Un roman égoïste, en somme, puisque je l’ai d’abord écrit pour moi.

Pour School Underworld, au contraire, que j’ai écrit principalement pour mon fils, je l’ai vécu comme une grande récréation. Agréable sensation de retomber en enfance, j’ai adoré me retrouver dans la tête d’un garçon de dix ans et vivre cette aventure. J’ai ressenti une étrange complicité avec mon fils durant l’écriture de cette histoire trop terrible qui nous est arrivée, à mes potes et moi (ben oui, puisque j’avais dix ans). Etrange, car j’en arrivais à oublier les rappels à l’ordre, et à rire de ses bêtises avec lui (alors que normalement je gronde, et je ris quand il a le dos tourné). J’ai passé des heures à observer la troupe de bonshommes qui tournoient dans ma maison, piquant ça et là des expressions, des tics de langage, des anecdotes de classe et de foot. Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer à quoi ressemblent mes trois complices :

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J’avoue éprouver une tendresse particulière pour cet ouvrage, parenthèse récréative, qui m’a insufflé le goût d’écrire aussi pour les enfants.


Je dis aussi, parce que je ne m’imagine pas que. Parenthèse, car le début de mon manuscrit en cours m’a quant à lui quelque peu perturbée. J’aime décrire les sentiments au plus juste et dans ce dessein, je dois me mettre dans la peau du personnage, sinon je n’y arrive pas. Retranscrire cette émotion, donc la vivre, s’est révélé plus pénible que je ne l’avais imaginé. J’ai dû faire une pause. Un School Underworld plus tard, j’ai repris mon fichier, complètement requinquée. Et j'ai été surprise du plaisir et de la facilité avec laquelle j’ai replongé dans l’univers. Comme si rien n’avait bougé. Comme si le temps avait été suspendu.

Commentaires

Il est vrai qu'il est très plaisant d'écrire. De raconter, d'imaginer, d'évoluer. Plaisir égoïste, l'écriture.
Je ne doute pas une seconde de la joie que tu as du avoir en écrivant pour ces p'tites têtes blondes, ça nous replonge dans un monde lointain, le notre. Jolie pirouette !

Ecrit par : Nath | 03.12.2007

si, ce coup ci ça marche. bonne journée.

Ecrit par : marie providence | 03.12.2007

Bien d'accord avec toi, Marie.
Non seulement il y a 12000 raisons possibles d'écrire selon les individus, mais en plus le même individu aura des raisons différentes d'écrire selon le livre qu'il écrit. Et du coup des façons d'écrire différentes à chaque fois. Distance, empathie, nostalgie, exotisme, fantaisie, réalisme... il n'y a pas à choisir, heureusement!
C'est toujours triste de voir des gens s'enfermer dans une seule attitude, jusqu'à se caricaturer. Et ce que j'apprécie dans ce que tu fais, c'est la variété (et donc la liberté) de style et de ton. Par exemple, passer du discours-bloc du "non-chagrin d'amour" au rythme des rounds dans "l'art d'être inconsistant" (je n'y avais pas laissé de commentaire parce que, m'approchant un peu trop du ring, je me suis pris un méchant uppercut; et quand je me suis relevé, tout le monde était parti vers le billet suivant :)

Ecrit par : Marco | 03.12.2007

@ Nath : plaisir de retomber un peu en enfance, et plaisir bis quand mon fils me tanne pour savoir quand est-ce que ses copains pourront enfin le lire !
@ Marie Providence : ouf, j'ai eu peur ! Et bienvenue par la même occasion !
@ Marco : Oh, désolée, j'espère que tu n'as pas reçu d'éclaboussures. C'est cette fameuse possibilité de varier offerte par les blogs que j'apprécie également. Ca permet de passer d'une humeur à l'autre, chose qui n'est pas possible dans un long texte qui doit avoir une constante. Ici, on peut sauter du coq à l'âne sans que ça gêne personne, bien au contraire.

Ecrit par : Marie | 03.12.2007

Ben, pareil, j'écris parce que ça me botte, tout le reste n'est que blabla! Sinon j'évite un peu quand même de me mettre dans la peau de mes personnages, t'es pas ouf, toi, avec ce qu'ils se prennent dans la chetron! ;)) Et je les trouve trop mignons craquants, les trois complices! Et je suis vachement contente de voir que tu as repris le pas suspendu de l'écriture du troisième! des bizzzzzzzz!

Ecrit par : Kiki | 04.12.2007

Oui, Kiki, mais en même temps, je comprends que pour tes personnages à toi, l'exercice est plus dangereux !
Ils sont trop, ces trois lascars. J'adore les écouter parler entre eux, à chaque fois, je me plie de rire.
Je suis contente aussi, j'espère juste trouver suffisamment de temps pour le terminer dans un délai raisonnable, ce qui se présente assez mal pour le moment. J'aligne pas trois lignes sans entendre un : Maman !, tonitruant et insistant. On dirait que ma famille complote pour tenter de m'empêcher de rester 2 minutes seule à mon bureau. Je deviens dingue.

Ecrit par : Marie | 04.12.2007

Meuuuuuhhh, c'est parcequ'ils t'aiiiiiiiiiiiiiiiment!!!!

Arr^etes (Nan, j'ai toujours pas trouvé l'accent cir-con-et super flex!!!) de te plaindre, regardes leur regard vif plein de bonnes intentions... Surtout celui de droite, làààààà...
...

Ecrit par : yas | 04.12.2007

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