01.05.2008

La Chélidoine

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Pour faire suite au commentaire de Yasmina, je me dois de vous éclairer quant aux vertus sympathiques de la grande Chélidoine, dite herbe à verrues. Cette plante caractéristique, aux fleurs jaunes et dont le fruit ressemble à un minuscule haricot, a la propriété de guérir les verrues. Il suffit, pour ce faire, de casser la tige et d’appliquer le suc orangé de la plante directement sur la verrue (attention cependant de ne pas ingérer le liquide, toxique). Plus jeune, j’avais pu constater sur deux verrues tenaces les propriétés miraculeuses de cette plante. Alors, quand j’ai découvert, il y a quelques années, une verrue plantaire sur le pied de mon bébé Nath, j’ai patiemment attendu l’arrivée du printemps et ai appliqué le suc sur le peton du petit. Quelques jours plus tard, la verrue avait disparu.
Si c’est vrai que les verrues dont les racines sont énormes sont plus résistantes aux applications, j’ai bien envie tout de même de tenter l’expérience sur mon fils aîné, qui héberge à son grand dam une de ces vilaines.

Voici les étapes de la première phase de l’expérience. Je publierai régulièrement le suivi. On verra bien si ça fonctionne sur lui.

L’innocente plante, encore sans fleurs :

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L’infâme verrue :

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Flower power :

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Le suc orange :

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L’application :

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Après application .


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Prochain point dans une semaine.

12.04.2008

Enfin sorties !

Les premières morilles, fraîches du jour :

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12.04.2007

Petites astuces

Pour les mycologues débutants.

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Aujourd'hui, notre entreprise était privée d'électricité en raison de travaux. La bonne occasion pour emmener mes deux mycologues en herbe à la chasse aux morilles. La tâche est ardue car aucun des deux n'aime marcher et je suis réputée pour être la reine des coins inaccessibles. Hauts les coeurs, moussaillons ! J'appâte les bêtes en leur promettant un Mc Do (je sais, j'ai honte) et les voici parés pour la ballade. Heureusement, nous trouvons assez vite les premières morilles et je me lance aussitôt dans une tirade fort à propos. Souvent, pour trouver une espèce, il faut non pas regarder par terre, mais en l'air. Les morilles sont souvent apparentées à un arbe. Pour la morille conique (en photo), je la trouve plus facilement sous les sapins ou les places à feu. Non, pas les vestiges d'un barbecue en plein air, mais sur les places où les bucherons brûlent les troncs d'arbres, voire même sur le sol de forêts calcinés par un incendie (il n'est pourtant pas recommandé de brûler des forêts sous prétexte de belles récoltes l'année suivante, penser aux bolets !). L'avantage de cette espèce, hormis le goût, est qu'elle résiste bien au nettoyage et présente agréablement dans l'assiette.

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Voici quelques exemplaires de Morchella esculenta, variété vulgaris je pense. Ce qui est chouette avec cette espèce, c'est que lorsqu'on en découvre une, il suffit de lever un peu les feuilles mortes à côté et d'autres se dévoilent aussitôt. Dès lors, la récolte peut être très intéressante. Petit désavantage, elle est plus fragile. Ici, il faut chercher sous les frênes (on dit qu'elles poussent lorsque les frênes commencent à bourgeonner.

Pour info, les morilles sont toxiques crus, il faut donc impérativement les consommer cuites. Pour ôter toute toxicité, il faut bien les cuire à plus de 70 degrés durant environ 20 minutes tout en faisant attention de ne pas respirer les vapeurs qui s'en dégagent. Sinon, les sécher enlève tout danger. Si possible, utilisez un appareil à sécher car à l'air libre, vous pourriez avoir de mauvaises surprises (plein de vers). Pour le nettoyage, couper les morilles en deux dans le sens de la longueur afin d'enlever les habitants indésirables, la morille étant creuse.
Petit truc, rien ne sert de chausser vos bottes avant d'avoir aperçu le premier escargot. S'ils sont de nouveau en activité, il y a bien des chances que les premières morilles sortent leur bout de chapeau.

Bonne cueillette !

10.04.2007

Les premières

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Dimanche de Pâques.
Partout les enfants cherchent les oeufs, chocolat, lapin. Lâchée dans la nature, bottes de pêche jusqu'à mi-cuisse, je farfouille. Où vous cachez-vous mes belles ? Pas longtemps. Déjà, la première cède à mon chant de sirène (à cause des bottes, va).
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Accroupie, j'observe. Ainsi, à leur hauteur, elles se montrent plus facilement. Voici la deuxième.
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Puis la troisième. Plus rien ici ? Pas grave, on traverse le lit de la rivière. Clap, clap, clap, le courant presse contre mes jambes, mais je reste au sec aujourd'hui. Oubliées les (trop nombreuses ?) fois où je me suis retrouvée en culotte sur les cailloux rigolards de ma Sarine.
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Je croise un Monsieur occupé à la cueillette d'ail des Ours. Bonjour-Bonjour, on discute. Trop tôt pour les morilles, dit-il. Je fais hin-hin de la tête, et cache mon sac. Bonne journée et joyeuses Pâques ! Je ne tarde pas ici, et traverse plus bas en peinant car la semelle de mes bottes en caoutchouc glisse sur les pierres vertes d'algues. Le courant est plus fort. Je m'accroche. Ouf, de l'autre côté. Bonne surprise : au pied d'un beau sapin se tiennent une dizaine de belles morilles noires. Je laisse les plus petites : à bientôt !
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En prime, quelques hygrophores de Mars.

Puis lundi, feuilleté d'asperges aux morilles fraîches !

A bientôt !

08.10.2006

Pas contente

J’aime écrire. Soit. Ça me détend. Mais j’aime aussi la mycologie, activité hautement sportive et adrénalitique (oui, je sais, ce mot n’existe pas, c’est mon nouveau mot du jour) lorsqu’elle est pratiquée en ma compagnie, si, si, je vous assure. Je peux le prouver.
Donc, puisque nous sommes en automne, saison propice à ma passion, je me levai à l’aube (enfin presque, car à l’aube, comme il fait nuit à présent, on n’y voit rien, pas pratique pour ramasser des champignons…), j’enfilai mes chaussures et me mis en route en compagnie de ma comparse préférée, qui a eu la gentillesse de m’apporter un croissant au chocolat. Mais pas n’importe lequel ! Le fameux croissant Hiestand avec la branche Cailler qu’on vous sert encore chaud. Argh, mortel autant au goût que pour mon régime (qui consiste à demander des sucrettes avec mon café après lasagnes, fromages et crème brûlée). Mais bon, pas de complexe puisque nous allions marcher, grimper, crapahuter dans la forêt avoisinant ma maison. Une petite forêt sans prétention, de dimension modeste, mais pentue comme pas deux et envahie de ronces et de troncs enchevêtrés. L’idéal étant que sa quasi-impraticabilité rebute les plus hardis (sauf nous hahaha) et nous laisse de par ce fait la totale jouissance des lieux.
Nous voici de bon matin, arpentant le relief hostile. Auparavant, il existait un chemin, mais suite à une fête de tirs en campagne de dimension internationale (à savoir une quinzaine de villages, tout de même), des australopithèques ont coupé de (trop) nombreux arbres et ont laissé une bonne partie du bois pourrir sur-place, massacrant pour toujours une place à morilles et une autre à bolets, ce que j’ai vécu comme un drame personnel. Certains me comprendront, j’en suis sûre.
M’enfin, il me restait encore ma place à chanterelles d’automne et celle aux cornes d’abondance. Une montée en escalade, l’anse du panier coincée entre les dents, (j’exagère à peine), les ronces servant de lianes, et nous voici arrivées dans l’endroit secret, dont quelques arbres taisent l’entrée. Et là, paf, je vous le donne en mille. On tombe sur une espèce de treuil avec filon métallique et tout le toutim, des branches de sapins traînant partout sur le sol, une odeur de sève pénétrante. Je crois comprendre et j’appréhende de tourner la tête. Ben si, ils ont osé : ILS ONT CASSE MON COIN A CHANTERELLES !
Après quelques jurons, trois blasphèmes et cinq sorts, nous avons cheminé tant bien que mal vers les cornes d’abondance qui, heureusement, étaient au rendez-vous et, en abondance (huhuhu) ! Nous en avons rempli deux paniers en chantonnant (faux) et avons regagné nos doux foyers respectifs, après une formidable glissade improvisée dans la boue (t’as quoi aux fesses ?).
Comme nous n’aurons certainement plus de forêt derrière chez moi l’année prochaine, je vous offre cette photo de ce magnifique coin à Craterellus cornucopioides condamné à disparaître.medium_S3500142_1.5.jpg