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17.03.2008

Mérovée - Nicolas Jones-Gorlin

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Pitch

Jean, jeune policier, accepte un poste au sein d’un commissariat de quartier à la réputation lourde pour échapper à l’autorité et à la mentalité étriquée de son père. Très vite, Jean va se trouver confronté à la violence des banlieues dites pauvres et à la haine raciale. Suite à un tabassage en règle, Jean va choisir d’intégrer une bande de pseudo-justiciers prêts à tuer. Lors d’une course-poursuite emmenée par le chef de cette meute de mercenaires, Jean pourchasse un malheureux témoin, Rachid, dans le but de l’éliminer. Une fois face au jeune arabe, anesthésié par une bouffée de désir incontrôlable, les nouvelles convictions de Jean s’effondrent et il se révèle incapable de tuer le fuyard.
Tandis que son affection pour Rachid augmente, enfle, s’impose, Jean se voit dans l’obligation de remettre en cause nombre des éléments qui composent son quotidien.

Les plus
Ce livre est tout simplement splendide. Nicolas Jones-Gorlin aborde la violence et la ségrégation sous différentes formes. Qu’elle soit physique, psychique, raciale, homophobe, etc., nul besoin d’être policier, étranger, homosexuel ou victime pour se sentir pris au piège des barreaux formés par une certaine société décrite et les esprits étriqués. Ces barreaux, ici représentés par le béton des cités, les règlements, les débordements de testostérone, etc.
Au milieu, l’histoire d’amour de Jean et Rachid s’apparente à la flamme fragile d’une bougie qui tenterait de survivre malgré un manque d’oxygène évident.
Nicolas Jones-Gorlin décrit l’amour et la violence sans trop de paillettes et plaquettes, le « la » bien accordé, d’une écriture sans fausses notes.

Les moins








Conclusion

A lire, bien sûr.
(Sauf si on ne jure que par les histoires bleu rose et le pays de Candy – là, il vaudrait mieux s’abstenir).